vendredi 27 septembre 2013
mercredi 18 septembre 2013
Anouzla, ce terroriste de la dignité
Afin de couronner l’ère de la
nouvelle constitution et de mettre en exergue nos avancées exceptionnelles en
terme de démocratie, notre Etat a n’a pas lésiné sur les moyens :
emprisonner l’un des journalistes des plus intègres et des plus courageux de ce
pays, Ali Anouzla. Ce dernier a été arrêté d’une manière
hollywoodienne sous le prétexte de diffusion d’un message terroriste d’AQMI.
Voyons cela de plus près : joindre
à un article un lien vers un journal espagnol contenant ladite vidéo a été pris
pour un acte de louange pour le terrorisme. Avec ce raisonnement, les locaux
d’Al Jazeera devraient être saisis, les journalistes de la BBC arrêtés et le
directeur de la CNN limogé. Tous ces médias ont diffusé à plusieurs occasions
des messages et enregistrements émanant d’Al Qaïda ou d’autres organisations
terroristes. Informer n’a jamais été synonyme de galvanisation et d’incitation
au terrorisme, sauf au plus beau pays du monde.
Si la volonté de l’Etat marocain
était de restreindre la diffusion de ladite vidéo, il aurait pu avoir recours à
des moyens plus intelligents et plus discrets afin d’arriver à ce dessein. À
l’ère de PRISM et autres mécanismes de surveillance et de censure, la tâche
aurait pu être bien plus facile. L’arrestation d’Anouzla a au contraire mis la
lumière sur ladite vidéo et cette dernière aura été visionnée mille et une fois
depuis l’annonce de l’arrestation.
Parfois, il faut arrêter de se
mentir. Anouzla a toujours été invité aux commissariats et aux tribunaux à
cause de son engagement et de ses éditos sans concession. Cette affaire est une
manipulation sournoise pour le faire taire, éclipser le site d’informations
Lakome et aviser les autres journalistes qui oseraient s’attaquer au vrai
centre du pouvoir : la monarchie.
Car il a critiqué avec courage et
sincérité le despotisme et l’anarchie de ce pays, car il a mis le doigt sur le
budget faramineux du roi, car il a dénoncé son absence et car il a suivi de
près les gourdes du makhzen, on l’a arrêté. C’est parce que Lakome a réalisé un
excellent travail journalistique lors de l’affaire du pédophile espagnol qu’on
l’a taxé de terroriste. Et l’on vient après crier à ce que justice soit faite. La
justice de l’affaire des primes de Mezouar ou celle de l’affaire
d’Alouia ? Une justice de deux
poids, deux mesures …
Autre fait marquant, mais
attendu : À la vitesse de la lumière, certains partis lépreux sont sortis
avec des communiqués rodés dans le jargon de l’insulte et de la traitrise à
l’égard du journaliste. Où était cette hyperréactivité lors de l’affaire de la
grâce au pédophile ? Moujahid, certains journalistes et d’autres sbires du
makhzen n’ont pas tardé à leur tour pour fustiger « l’incitation au
terrorisme » … Mais cela ne fera qu’honorer Ali et appuyer son intégrité.
Oui, Anouzla est un terroriste. Un
terroriste qui puise sa plume dans l’encrier de la dignité pour dénoncer le
vrai terrorisme pratiqué par l’Etat à l’égard de ses « sujets ».
Appauvrir les marocains, les distraire avec des politicards, dilapider leurs
deniers publics et mener des politiques désastreuses tout au long des dernières
années. C’est cela le terrorisme.
Bref,
libérez Ali.
samedi 3 août 2013
La disgrâce de la grâce
Une économie nationale endettée
et à bout d’une gravissime crise, un paysage politique médiocre et des
politicards dénudés de tout courage, des citoyens pris quotidiennement pour un
troupeau de moutons sans dignité, des deniers publics volés et dilapidés sans
aucune poursuite judiciaire, un tiers de marocains officiellement illettrés, une
rente qui gangrène le pays à tort et à travers, un système féodal basé sur la
grâce et la disgrâce, une constitution consacrant le despotisme et centralisant
tous les pouvoirs aux mains de la monarchie. Rien de grave, me direz-vous, c’est
le quotidien marocain. Ajoutez à cela une grâce royale effrontée pour un
pédophile espagnol, dites-moi que c’est normal, je vous crache dessus. Sans
regret.
Gracier un lobbyiste pro-israélien
par le président du « Comité Al Qods », n’aurait pas été suffisant. Il aurait
fallu étendre la liste à un pédophile en série ayant violé onze enfants
marocains dont l’âge variait entre 2 ans et 13 ans. Condamné à trente ans de
prison, on lui a offert la grâce après un séjour écourté d’une année et
quelques mois aux prisons marocaines. A-t-on concerté avec les victimes de ce
monstre ? A-t-on demandé l’avais de leurs parents ? Non, la
commanderie des croyants est sacrée et ses décisions ne peuvent être discutées.
Libérer le violeur de vos enfants, qui court immédiatement intenter un procès à
ses victimes est la plus sage des décisions, circulez et ne contestez guère.
Autrement, on vous tabasse.
Sous le prétexte d’une
sournoise « raison d’Etat », on a offert la liberté à un pédophile.
Disons-le clairement, le premier responsable est le roi du Maroc. Il est écrit,
noir sur blanc, dans la constitution qui nous a percé les tympans que le roi
est l’unique personne au Maroc pouvant accorder la grâce. Arrêtons de chercher
un quelconque bouc-émissaire à sacrifier avec une « colère royale ». Colère
que l’on veut assimiler au marteau de Thor …
Cette grâce est l’apogée
d’un système politique pourri qu’on ne cesse de dénoncer chaque heure. C’est la
parfaite consécration d’un pouvoir démesuré sans aucun contrôle, un pouvoir qui
prétend la perfection, se réjouit de piller les richesses du pays et à assujettir
ses citoyens.
Quand les marocains
venus de tous bords, grands et petits, hommes et femmes, sont venus dénoncer
cette folie, la matraque leur a répondu : « On ne peut contester le
roi, qu’il gracie un ou mille pédophiles ». Une unique égalité existe dans
ce pays et s’est encore manifestée hier : l’égalité de la matraque. Soyez
qui que vous voulez, vous y passez.
Le gouvernement castré
a avalé sa langue, avec un Benkirane soudainement muet et un Ramid qui essaie
lamentablement de se déresponsabiliser. Je n’attendais pas plus d’eux. Car le vrai
gouvernement trouve refuge dans le sérail … Où sont donc les marcheurs du dimanche
avec leurs belles lunettes de soleil pour dénoncer la pédophilie, où sont artistes,
intellectuels et figures de proue de cette société ? Où sont les « illuminés »
marocains ? Enfouis tels des rats dans leur coin et refusant de s’exprimer
sur cette grave affaire. Certains débiles mentaux de quelques partis et la
racaille de la presse marocaine se sont mis à puiser dans la théorie du complot
pour noyer le débat, on ne peut être plus servile et plus sournois que cela.
Les médias officiels
chanteront la chanson du plus beau pays du monde. Mais une couverture mondiale
de l’événement a d’ores et déjà fustigé les faits. Au lieu d’excuses royales et
du retrait de la grâce, on a coulé le sang de manifestants pacifiques encore
une fois. Plus que jamais, les marocains ont assisté hier à un régime qui a su
en un temps record former un consensus inégal à son encontre. Plus que jamais,
ce régime doit changer.
vendredi 8 février 2013
La compensation à la marocaine
Les temps sont durs dans le plus
beau pays du monde. Plus d’une année après la nomination du gouvernement
actuel, plusieurs marocains peinent à déceler un réel changement et une nette
amélioration de leurs conditions de vie. Depuis le début de son mandat, le
gouvernement s’est endetté avec des sommes pharamineuses pour assurer les
ressources nécessaires au pays. Ces dettes n’ont pas pu résoudre cette
situation qui reste le fruit d’un cumul des dernières années.
Si
l’on jette un regard de plus près, nos réserves de change ont drastiquement
baissé et ne peuvent plus couvrir que trois mois. Ce qui risque de poser de
sérieuses difficultés aux importations du pays. Les dernières statistiques du
HCP affirment une légère hausse du chômage, le taux le plus élevé est toujours
détenu parmi les jeunes. En plus de cela, le gouffre de la balance économique
ne fait qu’augmenter … Étant donné que l’Europe constitue notre premier
partenaire économique, nos indicateurs économiques seront intimement reliés au
contexte du vieux continent. Et ces temps-ci, les grandes puissances de l’UE
puisent dans tous les stratagèmes pour sauver l’union et éviter la dérive.
Au Maroc, la nouvelle trouvaille du
gouvernement est de mener une réforme de la caisse de compensation pour éviter
la banqueroute des comptes publics. Faut-il rappeler qu’une augmentation des
prix des carburants a eu lieu des mois auparavant. Les tarifs de
certains moyens de transport ont ainsi augmenté pour « couvrir » le
déficit engendré par ladite augmentation. Fruits, légumes et autres denrées n’ont pas
attendu longtemps pour prendre le pas. Et ce selon les régions et les produits
concernés, sans aucun contrôle réel malgré les longs discours.
« Ce
n’est pas suffisant, la caisse de compensation prend des milliards et il faut
mettre fin à cela », rétorquent les responsables pour justifier la
prochaine réforme. Oui, il faut réformer cette caisse et l’on ne peut maintenir
sa subvention, tous les économistes vous diront cela. Cependant, si le
gouvernement fait preuve d’une vigueur remarquable à l’égard de cette caisse,
ce n’est guère le cas pour d’autres chantiers aussi importants, si ce n’est
plus.
« Nous ne devrons guère mener les
corrompus devant la justice, cela risque de faire fuir les
investisseurs ». C’est le leitmotiv de Benkirane. Dès lors on s’arroge en
un clément salvateur qui abandonne les milliards dérobés du contribuable … Pour la rente, on génère un
tapage médiatique où l’on chante encore
les slogans de transparence et autres friandises. À la fin, on publie des
listes. Et c’est tout. Les indicateurs économiques du pays tirent l’alarme,
c’est le contexte idéal pour prolonger l’exonération de l’agriculture. Ajoutez
à cela que plus de la moitié des entreprises installées au Maroc déclarent des
déficits annuels pour éviter le fameux impôt sur les sociétés. Ne citons guère
une certaine taxe sur la richesse, dont le chantier s’est soudainement évaporé
…
Toutes
ces pistes recèlent les démons qui effrayent Benkirane, laissons-les donc et
attelons nous donc à puiser encore dans le peuple. Achetons de nouvelles
voitures luxueuses, ajoutons-les au parc automobile public dont le nombre
dépasse celui des Etats-Unis et de la France réunis et demandons au marocain de
se serrer la ceinture, il est fait pour cela. Chemin faisant, augmentons les salaires de nos chers députés dans notre parlement. La comédie et ses dérives coûtent cher tout comme l’art. L’art de se
moquer des marocains.
Changeons
de perspective : selon ses chiffres, le HCP considère classe moyenne, tout
foyer dont le revenu mensuel est situé entre 2800 et 6800 dirhams à peu près.
Les évaluations officielles stipulent que la réforme aura pour conséquence
d’élever les dépenses de ces foyers de 500 à 600 dirhams. Si la définition de
la classe moyenne est sujette à discussion, l’augmentation lui sera fatidique
dans tous les cas. Aussi graduelle, aussi atténuée que la réforme puisse être,
dégâts il y aura et pouvoir d’achat se réduira. Des allocations directes seront
destinées aux familles les plus démunies nous annonce-t-on, avec
l’administration marocaine et ses dédales, c’est le contexte propice pour un
nouvel épisode de corruption et de népotisme.
On
attendra donc juin pour que notre gouvernement arrive avec sa réforme, on verra
probablement encore Benkirane en direct justifier ces augmentations, les
spéculations et augmentations vireront dans tous les sens. Certains y voient
déjà un retour des « martyrs de la koumira », d’autres restent
confiants que le marocain encaissera silencieusement encore une fois. Le temps
nous dira ce qu’il en sera.
mercredi 23 janvier 2013
Caravane tu n’iras, citoyen tu périras
Cela fait maintenant plus d’une
année que le gouvernement Benkirane a été nommé. Une période durant laquelle on
a eu droit à un florilège de déclarations et de décisions politiques dont
l’aspect va du plus utile au plus extravagant. Cependant, de temps à autre on a
droit à des épisodes qui nous laissent pantois vis-à-vis de la scène politique
marocaine et ses dédales de gouvernance. Après l’interdiction d’un speech du
chef du gouvernement à Tanger et le tabassage du parlementaire du PJD par les
forces de l’ordre, vint le tour à l’interdiction des caravanes de solidarité
avec les régions enclavées du Maroc.
Les
trois faits cités émanent tous des prérogatives ministère de l’intérieur.
Ministère régalien des plus importants pour l’état et dont les clés échappent
encore à Benkirane. Si l’interdiction de Benkirane l’humilie une énième fois et
la bastonnade du député touche à sa dignité en tant que citoyen avant d’être un
représentant du peuple, l’interdiction d’une caravane de solidarité ne peut en
aucun cas faire l’objet d’une justification. C’est unanimement un crime des
plus condamnables.
Nombre
de citoyens, d’associations et de bienfaiteurs se sont déplacés dans maintes
régions désenclavées du Maroc, où le froid et la mort ne font que rôder. Les
décès des citoyens et leur précarité ont mobilisé maintes personnes qui ont
amené des denrées, des couvertures et autres habits en guise d’aide à ces
contrées. L’état marocain a royalement failli encore une fois à garantir des conditions
respectables à ces parcelles de territoire. Peut-être parce qu’elles font
encore partie de ce qu’on appelle « Le Maroc non utile ». Bref,
l’unique intervention du gouvernement consistait à roder des communiqués
officiels pour « démentir » les cas des décès des nourrissons ayant
succombé à cette vague de froid.
Les
caravanes continuaient d’affluer vers Anefgou et autres régions, certaines avec
spontanéité et bénévolat, d’autres pour pratiquer le
« safari-photo-associatif ». Peu importe, dans les deux cas les
citoyens désenclavés recevaient de l’aide, ce qui est le plus important. Mais
le ministère de l’intérieur ne pouvait guère accepter cela pour longtemps.
Selon sa pensée caduque et autoritaire, toute œuvre caritative doit être cadrée
dans une campagne officielle. Durant celle-ci on bombera torses et poitrines
avec un badge jaune flamboyant pour montrer sa soi-disant solidarité. On veut
consacrer le monopole du caritatif, en faire un phénomène saisonnier et bien
régulé de façon à ce qu’il soit toujours chapeauté par le premier bienfaiteur
du pays. Ignoble.
Le
ministère de l’intérieur déclare que ces caravanes sont sournoisement utilisées
par certains groupes islamistes pour « galvaniser » et endoctriner les
foules. Trouvaille du siècle. On ne peut nier que certains groupes islamistes,
au Maroc ou ailleurs, usent du social pour gagner des adeptes. Mais serait-ce
une raison suffisante pour interdire toute caravane de la sorte ?
Devrait-on laisser les gens mourir de faim et de froid au risque qu’ils aient
des affinités avec certains groupes ? Demandons-nous, où est cet État ?
Le ministère de l’intérieur, qui a à sa disposition des montants exorbitants
encaissés dans ses « caisses noires » et qui servent à financer ses
sbires entre autres usages, ne peut-il user de cet argent pour désenclaver ces
régions ? Non, on préfère la force, la répression et l’interdiction. C’est
ce que les « sujets » méritent, nous disent-ils.
Au-delà
des déclarations tordues de Benkirane, au-delà de la fameuse
« interprétation démocratique » de la nouvelle constitution qui nous
emmerde les tympans, au-delà de toute cette mascarade et hérésie politique, ces
interdictions de caravanes répugnent et nous poussent à crier : marre, on
en a marre.
vendredi 28 décembre 2012
L'égalité de la matraque
Ce
pays est magique. Sa magie réside dans le fait qu’il recèle nombre de
phénomènes fort contradictoires, mais qui, dans l’ensemble produisent le Maroc actuel.
Cette magie a encore frappé aujourd’hui : En voulant intervenir pour
arrêter des agents des forces de l’ordre qui tabassaient sauvagement des
diplômés chômeurs, un parlementaire du PJD s’est fait rudement tabasser et
humilier à son tour. Dévoiler son identité d’avocat, de parlementaire du PJD et
de membre du bureau exécutif d’un forum défendant la dignité des citoyens ne
lui a valu qu’un acharnement de la part des policiers. Cerise sur le gâteau, le
député a eu droit à un déluge d’insultes et a failli être embarqué selon son témoignage.
Cet
accident, fort regrettable pour tout citoyen marocain indépendamment de son
appartenance, nous amène à reconsidérer pour la énième fois le comportement de
la police à l’égard des marocains durant les manifestations à caractère
pacifique.
La
loi en vigueur stipule en effet que les autorités chargées de disperser une
manifestation pacifique devraient annoncer leur intervention clairement deux
fois via mégaphone avant d’intervenir. En cas d’intervention, tout « abus
de violence » devrait être évité et l’on devrait se maintenir au premier
objectif : disperser la manifestation. Sur le terrain c’est une autre
histoire.
Les forces de l’ordre, sous les commandements
des supérieurs, ne se contentent pas seulement de disperser la manifestation,
mais poursuivent les manifestants dans les ruelles les tabassent sauvagement à
l’aide de leurs gourdins. Ajoutez à cela un florilège des insultes les plus
inouïes. Essayez d’appeler au respect de votre dignité et vos os auraient un
bonus de plus.
Revenons
à notre incident. Il serait judicieux dans ce contexte de rappeler les propos
de notre chef de gouvernement portant sur l’intervention des forces publiques.
Ce dernier affirmait avec vivacité que « les blessures enregistrées auprès
des forces de l’ordre dépassent parfois celles des manifestants » et qu’il
serait préférable de matraquer les citoyens au lieu de les poursuivre
légalement pour ne pas « faire souffrir leurs familles ».
J’aimerai
bien écouter notre chef du gouvernement justifier comment un parlementaire de
son parti a blessé les policiers avec sa carte d’identité, j’aimerai également
entendre la famille de la victime remercier avec zèle Benkirane de leur avoir
épargné de faire le tour des tribunaux. Ne parlons guère de ses pauvres
militants, diplômés chômeurs, imams ou docteurs qui ont goûté à la matraque. Ne
parlons guère du pauvre citoyen marocain devenu un sac de frappe à toutes les
occasions …
Cet
acte porte en lui une forte symbolique : un représentant du peuple ayant
prouvé son identité se fait expressément maltraiter devant le regard des
passagers au sein de la capitale du pays, à quelques mètres de l’enseigne où il
est censé défendre les citoyens qu’il représente. Vous l’aurez compris, devant
la matraque, tout le monde est égal. À défaut de partager les droits, on aura
au moins le privilège de partager la matraque. Il est à noter finalement que
M.Idrissi, le député concerné, affirmait il y a quelques semaines dans une
émission qu’il y avait une nette amélioration de la situation des droits
humains au Maroc. Venez, reparlez-nous de cette amélioration …
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